Lundi 5 mars 2018

Comment vivre le Sacrement du Pardon ?

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Dans les sillages de la Journée ‘’Accueil, Ecoute, Prière et Réconciliation’’ aura lieu le jeudi 22 mars en l’église St Malo de Dinan.

Sont rassemblées ici les idées que Pierre de Couëssin, ancien recteur du Sanctuaire Marial Diocésain de Querrien, a partagées avec les paroissiens de Loudéac. Pour l’essentiel, il s’inspirait lui-même du Cardinal Martini, jésuite, bibliste, longtemps archevêque de Milan. Une attitude intérieure Dans la célébration du sacrement, le pénitent que je suis n’est pas l’acteur principal. J’entre dans une action : celle du Christ qu’il confie à l’Eglise. Le prêtre qui m’accueille n’est pas la source de ce qui va se passer. Ce qui va se vivre n’a rien à voir avec un tribunal : interrogatoire, mise en accusation et sanction. Avec l’aide de quelqu’un d’autre (le prêtre) je passe de la confession à un dialogue pénitentiel. Deux étapes

  • Confession, pourtant, il y a, mais au premier sens de ce terme, c’est-à-dire, pas d’abord un aveu de mes fautes, mais une joyeuse expression de ma foi. Je ne suis pas là devant un juge, encore moins devant une liste de péchés. Avec le prêtre, et ensemble, nous nous laissons regarder par Jésus, les bras ouverts. Nous prenons conscience de son amour. Le pécheur que je suis mesure tout ce qu’il y a de tordu, de tiédasse, d’ambigu, dans sa vie. Regardant dans la foi le Christ Sauveur qui me regarde, je me laisse rejoindre par son regard dans le « ça » » bien concret de ma vie. Je reconnais mes manques d’amour, mais je le fais dans le bonheur de la foi. Merci, Seigneur, d’être ce que Tu es… Merci pour les choses belles et bonnes qu’il y a eues - car il y en a eu… Merci d’avoir été là. Merci, en cet instant, d’être là…
  • Brièvement, mais avec le souci d’aller au cœur de qui est mal, de ce qui me fait mal et de ce qui a pu faire mal, je passe à la confession de mon péché. J’exprime « ce qui maintenant me met mal à l’aise, ce que je voudrais faire… disparaître… attitudes, façons d’être…ce que répertorie Marc (7, 21). Ou bien, je dirai devant Dieu que je regrette de ne pas pouvoir parler sincèrement avec telle personne… que mon rapport n’est pas authentique avec tel groupe, que je ne sais par où commencer… Je me sens mal à l’aise d’être pris par ma sensualité… par des fantasmes qui me troublent… Je ne m’accuse peut-être d’aucun péché particulier, mais je me mets devant Dieu et lui demande qu’il me guérisse.  » (Cardinal Martini).

Dialogue – Prière Avec le confesseur (peut-être grâce à lui), je prends conscience d’appartenir au Corps Eglise. C’est à la fois une joie et une responsabilité. Tous les deux, lui, pécheur comme moi mais ministre de l’Eglise, nous nous soumettons à la puissance de l’Esprit passant par l’Eglise. Du prêtre qui est là, je peux attendre des conseils et de l’encouragement. Peut-être ne sait-il pas que dire, que bien dire, mais il peut toujours prier pour moi, sur moi et avec moi.