Edito
Dimanche 1er avril 2018 — Dernier ajout lundi 16 avril 2018

La Résurrection, au cœur des nos engagements. Enregistrer au format PDF

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Bonnes Fêtes de Pâques à tous.

En vous souhaitant de Bonnes Fêtes de Pâques, je vous souhaite ce que désire aujourd’hui notre Église de Saint-Brieuc et Tréguier dans la mouvance du Synode de l’Espérance.
Notre Église désire que les communautés retrouvent le Christ tel qu’Il est, à une profondeur réelle : qu’elles retrouvent la simplicité de l’Evangile, la passion de la bonne nouvelle et la vie fraternelle qui va avec toute cette veine christique. La foi authentique dans le Fils de Dieu fait chair est inséparable du don de soi, de l’appartenance à la communauté, du service, de la réconciliation avec la chair des autres. (La joie de l’Évangile n° 88).

La mort n’a pas été le point final de l’aventure de Jésus, notre Maître.
Ses amis ont été déstabilisés et dispersés, mais ils ont été à nouveau réunis lorsqu’ils ont entendu : Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié, Il est ressuscité.
Ils l’ont retrouvé sur les bords du lac, à l’endroit où tout avait commencé. Ils ont expérimenté sa présence vivante et active : ils ont partagé le pain et le poisson, entendu à nouveau la Parole les encourager et les envoyer en mission dans le monde entier. Ils ont retrouvé Celui en qui ils avaient mis toutes leurs espérances.

La Résurrection a donc été un nouveau départ et un mouvement de conversion radical.
Elle est toujours pour nous une véritable ré évangélisation. Certes, nos communautés vivent des expériences inspirées par notre foi au Christ. Mais nous souhaiterions tous des expériences encore plus durables : un désir irrésistible d’imiter le Christ, avec un refus absolu de réécrire l’Évangile, d’écrire entre ses lignes ou dans sa marge.

Si le Christ recommande : Aimez vos ennemis … faites du bien à ceux qui vous haïssent …, n’ajoutons pas en note : Oui, mais …. Donner au Secours Catholique, au CCFD, à l’Entraide et Fraternité, cela est très important, mais cela ne me dispense pas de visiter personnellement une personne en détresse, par exemple.
Beaucoup, dit le Pape François, essaient de fuir les autres pour une vie privée confortable, ou pour le cercle restreint des plus intimes, et renoncent au réalisme de la dimension sociale de l’Evangile (La Joie de l’Evangile, n° 88).

Notre époque a besoin de l’élan de s’ouvrir toujours plus au sens de l’autre, besoin de l’accès positif à autrui, sans lequel il est difficile de remettre en valeur ce qui participe à l’épanouissement réel de l’homme. Notre époque a un besoin urgent de cette dimension profonde et proprement spirituelle de l’amour, celle qui met en avant les forces de réconciliation et de paix.

Croire en la Résurrection, c’est participer dès maintenant à nous mobiliser et à mobiliser nos semblables à cultiver des valeurs de solidarité et de responsabilité, à lutter contre les ravages de mésentente et de médisance. Croire en la Résurrection, c’est consentir soi-même cet effort spirituel exigeant, qui fasse de chacun un être pacifique et rayonnant de paix.

Bonnes Fêtes de Pâques à tous.