Saint du jour


Dimanche 18 février 2018, premier dimanche de carême

Bx Fra' Angelico, prêtre o.p. et peintre (1387-1455)

F

ra’ Angelico, dans le siècle Guido di Pietro, naît en 1387 à Vicchio di Mugello (Toscane, Italie).

Son éducation artistique se déroule à Florence à l'époque de Lorenzo Monaco et Gherardo Starnina. Du premier, il reprend l'usage de couleurs accentuées et peu naturelles, mais aussi une lumière très forte qui annule les ombres et participe au mysticisme des scènes sacrées, thèmes qu'on retrouve dans ses miniatures et dans ses premières compositions.

En 1418 il entre chez les Dominicains observants au couvent Saint-Dominique à Fiesole. Il commence sa carrière comme enlumineur dans le scriptorium du couvent. Il réalise la décoration d'un autel pour la chapelle Gherardini de l'église Santo Stefano à Florence. Le triptyque de saint Pierre Martyr est daté d'environ 1425.

En 1427, il est ordonné prêtre. En 1430 il peint l'Annonciation, une œuvre où apparaissent de nouvelles techniques inspirées de Masaccio. Pour la première fois est utilisée une lumière diaphane qui enveloppe la composition, exaltant les couleurs et les masses plastiques des figures, et unifie l'image.

Entre 1430 et 1433 il réalise le Jugement Dernier, encore très influencé par le style de Lorenzo Monaco, mais le rythme des plans démontre un intérêt naissant pour l'organisation en perspective de l'espace. Entre 1434 et 1435 il peint a tempera sur bois. En 1436, les dominicains de Fiesole s'installent au couvent San Marco à Florence, récemment reconstruit par Michelozzo. L'Angelico, aidé parfois d'assistants, peint de nombreuses fresques pour le cloître, le chapitre et une vingtaine de cellules. Les travaux sont dirigés par son ami St Antonin de Florence.

Invité à Rome par le pape Eugène IV, il peint une chapelle. En 1447 il se rend à Orvieto pour peindre la nouvelle chapelle de la cathédrale en collaboration avec son élève Benozzo Gozzoli. De 1449 à 1452, Fra’ Angelico est prieur de son couvent.

Il meurt à Rome le 18 février 1455 dans le couvent de Santa Maria sur laMinerve, où il est enterré. C'est seulement après sa mort qu'il est appelé ‘Beato Angelico’.

« Fra’ Giovanni fut un homme simple et de mœurs très saintes. Il ne cessa de pratiquer la peinture et ne voulut jamais faire que des sujets religieux. Il aurait pu être riche mais il ne s’en soucia point. Il fut d’une profonde humanité, sobre, menant une vie chaste, et échappa ainsi aux pièges du monde. Jamais les frères ne l’ont vu en colère; il avait coutume d’admonester ses amis avec un simple sourire. Avec une gentillesse incroyable, il disait à tous ceux qui lui demandaient une œuvre de se mettre d’accord avec le prieur, et qu’ensuite il ne manquerait pas de les satisfaire. Nul autre n’offre des saints qui aient autant l’air de saints. Il ne retoucha et ne transforma jamais aucune de ses peintures. Il n’aurait jamais touché ses pinceaux sans avoir auparavant récité une prière. » (Giorgio Vasari)

La représentation du mystère pour l'Angelico ne peut se réduire à une simple figuration, car la finalité de la peinture, objet matériel en soi, est contradictoire avec le désir de représenter l'immatériel absolu, c'est-à-dire le divin. La peinture de l'Angelico est profondément liée aux réflexions théologiques menées à l'époque autour de l'œuvre de saint Thomas d'Aquin par les dominicains florentins. Il ne peignit jamais d’autres visages que ceux du Seigneur, de la Vierge, des saints et des anges.

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), qui l’a béatifié le 03 octobre 1982, et déclaré Patron Universel des artistes le 18 février 1984, a défini son œuvre comme “une prière peinte”.


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