Attention au temps des ‘’sauveurs providentiels’’ ! Enregistrer au format PDF

Samedi 1er juin 2019
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Au cœur du temps pascal, une image forte, celle d’un jeune berger avec une brebis puisée ou blessée sur ses épaules. Cette représentation de Jésus est la plus ancienne dans l’iconographie chrétienne.

Nul doute, c’est aussi l’image d’un Dieu qui porte l’homme. Chaque matin, la seule façon pour un berger de retrouver ses brebis parmi tant d’autres était l’appel. Les brebis connaissaient sa voix ; elles venaient et il les conduisait vers de nouveaux pâturages.

Avec Jésus qui nous mène au Père, les brebis ont une grande liberté. A celles et ceux qui écoutent sa voix, il indique le chemin à suivre. Un seul programme, un seul souhait : « Qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance ! ». C’est la promesse qui résonne particulièrement en ce temps de Pâques.

Ne l’oublions pas, des petites communautés où l’on s’aimait les uns les autres sont nées dans l’Empire Romain, parmi les persécutions et les martyres. Petit à petit le troupeau a grandi, il a pris de l’importance.

L’Église est devenue puissante ! Peut-être trop puissante ! Ils étaient nombreux ! Tous se disaient chrétiens ! Hélas, cela ne veut pas dire qu’ils étaient toujours les meilleurs. Ils se sont fait la guerre, ils ont connu des conflits entre eux … Eh oui, à chaque génération, il faut se convertir.

Aujourd’hui, le troupeau est redevenu petit… parfois frappé par des maladies, des complexes, des traumatismes, des mésententes … Nous avons tous, un jour ou l’autre, à faire face à des problèmes qui nous semblent se transformer en impasses. Malgré tout, malgré nos revendications de liberté et d’autonomie, nous avons besoin d’être guidés vers le vrai bonheur, vers une vie pleine et entière. Jésus, le Bon Berger et le Vrai Pasteur peut nous aider à nous en sortir, il peut nous offrir une direction et une protection. Nous ne sommes pas condamnés à tourner en rond. Nous pouvons éviter le naufrage. Y a-t-il d’autre nom par lequel il nous faille être sauvés ? L’aîné des Apôtres répond : « En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. » (Ac 4, 12).

Chrétiens, ne nous laissons pas induire en erreur par les charlatans du bonheur et par les modes culturelles dernier cri. Mais peut-être pouvons nous saisir l’actuel changement de décor comme une chance, une grâce ; un appel à réentendre la voix du Bon Pasteur qui nous appelle chacun, chacune par notre nom, et rechoisir notre baptême que nous serions en train d’oublier. Peut-être nous faudra-t-il être chrétiens autrement, pour notre époque, mais sans compromissions ! L’Esprit nous guidera.

Bonne marche vers la Pentecôte, vers la naissance d’une Vraie Eglise.
Jean Mabundi