Eglise de La Landec Enregistrer au format PDF

Samedi 9 février 2019
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la landec eglise

Juste avant de pousser la grande porte, un écriteau nous rappelle que cette église fut construite en 1844 grâce à la générosité des paroissiens, dont beaucoup ont donné de leur temps pour édifier le sanctuaire (transport avec les charrettes…) et aussi en monnaie trébuchante ! L’ancienne église était située dans le bas du vallon, au Vieux Bourg.

la Fontaine -  voir en grand cette image
la Fontaine

La fontaine Sainte-Agnès atteste de sa présence à proximité, dont certains historiens rappellent les inondations fréquentes de ces lieux, d’où une reconstruction plus haut. Cette jolie fontaine de forme conique a repris des couleurs en 2017 : elle a été gratifiée de deux statues de belle facture, inspirées des formes anciennes et réalisée par un artiste céramiste de Vitré ; la Vierge et l’Enfant Jésus ornent le fronton de la fontaine et sainte Agnès est logée au-dessus de l’eau. On remarquera l’agneau dans ses bras.

En pénétrant par la tour-clocher, on apprécie d’emblée la belle clarté dorée donnée généreusement par les vitraux latéraux, mais aussi grâce à une restauration réussie de la nef et du chœur dans les années 2000 (avec pierre de taille apparentes), mettant en valeur le mobilier et les statues. Le retable est d’inspiration néo-classique, avec baldaquin au-dessus du tabernacle, niches encadrées de colonnes, fronton triangulaire dominant l’ensemble.

Vitrail -  voir en grand cette image
Vitrail

Patronne de la paroisse, sainte Agnès se trouve à l’honneur, c’est-à-dire à la droite de la présence de Jésus au tabernacle (à gauche quand on est face à l’autel). Elle devait être jolie, car le fils du préfet de Rome, très amoureux, la demande en mariage, alors qu’elle n’a que 12 ans. Elle lui répond qu’elle est déjà fiancée à une personne beaucoup plus noble que lui : Jésus ! Le père du jeune homme est furieux, la fait torturer, puis finit par l’égorger comme un agneau, d’où Agnès. Elle apparaît ici en Romaine, dans une robe de lin, recouverte d’un châle rouge, avec une palme à la main, rappelant qu’elle fut martyre. Saint Pierre lui fait face, avec « les clés du Royaume », et au-dessus saint Eloi sous le fronton. On remarquera aussi sur le mur à droite le jeune saint Jean, tenant un calice pour recueillir les gouttes de sang de Jésus sur la croix.

Les deux bannières brodées de part et d’autre du chœur rappellent que la Vierge Marie et sainte Agnès étaient honorées dans les processions. A remarquer aussi sur le mur du transept droit une crucifixion d’apparence ancienne, de forme naïve mais très évocatrice. Un regard sur les vitraux révèle que les saints Bretons sont particulièrement à l’honneur : dans un médaillon avec bordure dorée, apparaissent tour à tour saint Samson, évêque fondateur de Dol, saint Brieuc avec sa crosse d’évêque, saint Yves avec sa plaidoirie dans la main droite, sainte Françoise d’Amboise, duchesse de Bretagne, puis carmélite : « Religion sans charité n’est que corps sans âme et fontaine sans eau ! », et enfin sainte Anne, mère de Marie, Bretonne depuis qu’elle apparut en 1624 à Nicolazic.

En sortant côté jardin, n’oublions pas d’admirer la grande croix avec fût finement ouvragé et socle ancien.

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la croix