Eglise saint Pierre-aux-liens à Plélan-le-Petit Enregistrer au format PDF

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Lundi 7 janvier 2019
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Cette église était rattachée autrefois à l’abbaye de Beaulieu (Languédias).

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Eglise de Plélan

Un moine était curé. En effet, Plou Lann évoque (en breton) la paroisse du monastère. Elle a été entièrement reconstruite et agrandie en 1876.

Saint Pierre aux liens… l’un des douze apôtres, est parfois représenté avec des liens (vitrail au-dessus de l’autel à gauche), pour rappeler que, enchaîné en prison à Jérusalem sur l’ordre du roi Hérode en 44, il a été délivré par un ange (cf. Actes 12).

En se tenant près de la croix (côté place), nous sommes dans l’ancien cimetière qui, autrefois, entourait l’église jusqu’à la dernière guerre. Ce calvaire très ancien repose sur un socle orné de figures symbolisant les évangélistes : saint Luc un taureau, saint Mathieu : un visage d’homme, saint Marc un lion, et saint Jean un aigle. En haut, sous le petit toit de la croix : d’un côté le Christ, entouré de Jean et la Vierge Marie ; de l’autre côté, la Vierge Marie et l’enfant. Allons ensuite sur le parvis et prenons un peu de recul : la porte est ornée de quatre archivoltes (arc brisé) surmontées d’un arc en accolade, elle s’inscrit dans la façade de la tour carrée, puis octogone ; cette tour est coiffée d’un toit en dôme, surmonté d’une lanterne avec flèche.

Entrons… nous traversons le narthex* et arrivons dans la nef : la voûte, soutenue par de belles arcades de pierre et agrémentée d’ogives* fait une belle impression. En vous retournant, admirez saint Pierre, avec des clés à la main rappelant qu’il est aussi le chef de l’Église. De l’autre côté, saint Jean-Baptiste, habillé d’une peau de bête, désigne du doigt l’agneau qui est à ses pieds (qui symbolise Jésus).

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Le choeur

Montant vers le chœur, on découvre un décor néogothique autour du maître-autel. Celui-ci est orné de tableaux décrivant des scènes religieuses ou bibliques avec un certain réalisme, notamment le Buisson ardent alors que Moïse gardait ses moutons, ou le sacrifice d’Isaac, sauvé par l’ange qui arrête le bras d’Abraham.

Les vitraux… sont très colorés : au centre du chœur, le Sacré Cœur. Jésus montre ici son cœur, rempli d’amour pour les hommes, rappelant son apparition à une religieuse à Paray-le-Monial en 1675. La scène est sculptée sur le bas de l’autel de la chapelle de droite (chapelle du Sacré Cœur). A gauche, saint Pierre-aux-liens (chaînes), et saint Paul (épée ou glaive tranchant de la Parole) ; à droite, saint Jean-Baptiste (qui a baptisé Jésus) et saint André, apôtre (mort sur une croix en X).

Saint Jean Baptiste -  voir en grand cette image
Saint Jean Baptiste

Certains vitraux font apparaître les quatre Évangélistes avec leur attribut à leurs pieds (de chaque côté du transept).

Saint pierre-aux-liens -  voir en grand cette image
Saint pierre-aux-liens

Parmi les autres vitraux : saint Joseph avec le lys de la pureté, saint Malo et sa crosse, saint Yves prêtre, avocat des pauvres, la Vierge Marie, apparue à Lourdes en 1856, et qui domine la chapelle qui lui est dédiée, saint Brieuc, moine du Pays de Galles, fondateur du diocèse, et saint Guillaume Pinchon, évêque en 1220, dont le tombeau est à la cathédrale de Saint-Brieuc.

Et aussi… Le patrimoine religieux de Plélan serait incomplet si on omettait la présence d’une part de l’ossuaire* (XVIIè) dans le cimetière, ainsi que quelques croix remarquables : celle du Châtel remonterait au Moyen Age, les trois croix à l’entrée du cimetière avec leur socle ouvragé, et bien sûr les sept croix (route de Jugon) enveloppées d’une énigme (sept martyrs ?) ■

  • Narthex = espace avant l’entrée dans la nef, où se tenaient ceux qui n’étaient pas encore baptisés ; par la suite, lieu ou se rassemblait le conseil de fabrique (gestionnaire de la paroisse)
  • Ogives = deux arcs de pierre se croisant
  • Ossuaire = destiné à recevoir les ossements exhumés des tombes. Généralement, il faisait face au calvaire dans le cimetière