Il n’a pas de vent favorable pour qui ne sait pas où il va . Enregistrer au format PDF

Dimanche 1er décembre 2019 — Dernier ajout dimanche 2 février 2020
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C’est un de nos sacristains qui nous rappelle cette maxime philosophique de Confucius (551 av. J.-C) lors d’une réunion portant sur la redynamisation de nos communautés chrétiennes paroissiales. Nous revenons à la vraie question, celle de la foi vécue en Jésus-Christ. Un retour aux sources qui enregistre un malaise, lorsque nous pouvons être tentés de vouloir construire chacun notre Eglise à notre mesure et selon notre idée, lorsque nous voulons partir de notre expérience subjective et nous créer une religion à notre taille. Non, nous avons suivi quelqu’un et non quelque chose. Nous avons suivi le Christ, Dieu fait homme.

Le Cardinal Joseph Ratzinger devenu le pape Benoît XVI (émérite) lançait un vibrant appel aux membres de son Eglise de tout entreprendre pour recréer un climat authentiquement catholique : climat d’une Eglise du Seigneur, lieu de la présence réelle de Dieu dans le monde et non pas le lieu des aveuglements volontaires. Car nous ne pouvons pas, nous chrétiens, nous soustraire à la lumière de la foi. Nous ne pouvons pas nous contenter de petites lumières qui éclairent l’immédiat, sans pour autant montrer le vrai chemin.

Les temps de l’Avent et de Noël vont constamment nous rappeler la puissante lumière, le don divin surnaturel, la vérité qui prépare au combat et qui libère.

Pendant cette période, nous préparons en même temps notre prochaine ‘’Semaine Portes Ouvertes’’, ‘’Semaine Missionnaire’’, ‘’Semaine d’Évangélisation’’. Elle aura pour thème : le Pardon - à recevoir et à donner – très important pour le vivre ensemble, comme enfants d’un même Père.

‘’Quand la tempête fait rage sur un navire, il est important de s’arrimer à ce qui est stable et solide.’’ Devant toutes les crises de l’Eglise, rien ne doit nous faire oublier ni relativiser le trésor de la foi en Jésus-Christ, Visage du Père, Amour inconditionnel de Dieu. Nous ne pouvons renier notre identité, tout en demeurant conscients de notre indignité et de notre faiblesse.

Redynamiser l’Eglise, la rendre plus séduisante et attractive, passe par nos efforts intenses communs d’une démarche spirituelle de conversion. Cela vaut pour chaque chrétien durant toute sa vie, en sortant de son enfermement et en se débarrassant des habitudes qui font apparaître l’Eglise comme une préoccupation de second ordre. La première réforme pour changer l’image de nos communautés, c’est la réforme intérieure. Chacun est appelé à commencer par soi, pour remettre Dieu au centre de notre vie. La route est longue et la purification douloureuse, mais c’est une route à prendre, tant nous savons que Dieu est nous !

*Bonne préparation aux fêtes de fin d’année !

Jean Mabundi