Les travaux du presbytère Saint-Malo Enregistrer au format PDF

Mercredi 1er juillet 2020
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Les travaux prévus :

  • Pour le Presbytère, rue de la Boulangerie : Rénovation des espaces de vie (salon, salle à manger, cuisine et annexes, oratoire) et aménagement des sept logements, dont un adapté « mobilité réduite ».
  • Pour les salles paroissiales, rue du Chanoine Meinser : Restructuration complète en vue de créer un espace d’accueil avec un hall, des bureaux administratifs et des salles de réunion.
    Ouverture prévue : 2 ème trimestre 2020
Avancement des travaux du presbytère et des salles paroissiales de Dinan. (par un témoignage de Monsieur Hacard , avec l’accord de la revue « Le Lien »).


suite pour ce début d’été :

Dans le presbytère, les travaux de finition sont en cours mais avancent plus difficilement que d’habitude d’une part à cause des modalités de travail liées au respect des mesures de distanciation, et d’autre part à la coordination des entreprises entre elles pour ne pas se perturber mutuellement. Trémie ascenseur _1 07 2020L’ascensoriste a posé la porte palière au dernier étage et va continuer en descendant étage par étage tout en équipant la trémie de l’ascenseur.

Toujours au dernier étage, les faïences sont posées et protégées dans les douches et sanitaires. La préparation des sols a commencé avec la pose d’une couche d’accroche avant de poser le revêtement souple de sol. En effet c’est le seul étage où les parquets seront revêtus d’un matériau de sol, à l’exception du palier, vu l’état très dégradé des bois de parquet.

Au deuxième étage, la pose des faïences commence dans les douches et sanitaires, ainsi qu’au premier.

Au rez-de-chaussée, les finitions de cloisons et des doublages de plafond vont commencer. Et au sous-sol, la décision a été prise d’intervertir la pièce dédiée aux archives pour des raisons de risques d’humidité. Tous les raccordements de chauffage et d’eau sanitaire sont en cours, et la forêt de tuyauterie est impressionnante. Rez de chaussée _ 1 07 2020 Dans les salles paroissiales, deux fermes* de la charpente ont été changées et les entremisages** sur la totalité du plafond sont finies. La pose des baies vitrées va pouvoir reprendre. Le Père Jean et des membres de l’EAP ont choisi le revêtement de sol qui sera posé dans l’ensemble du bâtiment. Charpente salle paroissiales _ 1 07 2020

  • ferme : ensemble de poutres assemblées de façon triangulaire qui fait partie de la charpente et soutient le toit d’un bâtiment. Souvent composée d’un entrait simple ou double (moisé), d’un poiçon central, de deux contre-fiches et de deux arbalétriers .
  • entremisage : éléments de poutres secondaires et solives qui sont fixés entre des poutres principales, et qui constituent l’ossature horizontale d’un plancher et d’un plafond. L’entremisage définit l’écartement uniforme entre les solives.

Évolutions début Printemps-Été :

Enfin, après de très nombreuses semaines d’arrêt général en respect des mesures de protection sanitaires, les activités sur les chantiers de la maison presbytérale et des salles paroissiales ont repris.

Mais le rythme doit être adapté pour tenir compte des mesures recommandées en particulier dans les fiches de l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics, par exemple pas plus de quatre entreprises présentes ensemble, respect des distances de sécurité, port du masque si deux intervenants ne peuvent être éloignés. Le chantier a été équipé de 4 cabines sanitaires, chacune dédiée à une entreprise présente, à charge pour chacune d’assurer la désinfection régulière.

Le planning des travaux va être revu en fonction de ces contraintes, et des retards sont à prévoir. Printemps 2020 Début mars, les poutres de charpente des salles paroissiales ont été diagnostiquées comme infectées par un ravageur, le Capricorne. Une entreprise de diagnostic et de traitement est intervenue. Printemps 2020 bis La décision est prise d’assainir les plafonds de l’ensemble des salles et de les démonter. Il est confirmé que deux fermes de la charpente sont à changer. La reconstruction d’un solivage entre la grande salle et de l’entrée est terminée avec la pose d’un plancher en dalle. Une trappe de visite avec un escalier escamotable permet d’accéder à ce plancher. Printemps 2020 ter La démolition d’une des fermes est entamée, avec en préalable la pose de 5 étais sous les 4 pannes latérales et la panne faîtière pour reprendre la charge de la charpente. Une des poutres est déjà changée. Chaque poutre fait plus de 9,50 mètres d’un seul tenant. Printemps 2020 - 4 Le spécialiste pour l’ascenseur commence le montage de la cabine, des rails de guidage, du mouflage et du contre-poids de 950 kg.

Le planning des travaux va coordonner au mieux les équipements et finitions dans les appartements.

Hervé Hacard

Évolutions d’hiver :

  • en février
    Plafond 3e étage Dans la maison presbytériale les travaux de second-œuvre avancent bien. Les cloisons des logements du troisième étage, second étage et premier étage sont finies. Le jointoiement des cloisons par des bandes enduites est terminé au premier et au deuxième. La première couche de peinture d’impression est en cours. Et très bientôt le choix des couleurs des murs va être à faire par le père Jean et un petit groupe autour de lui, et aussi le choix des faïences pour les douches et les cabinets de toilettes.
    Plafond 3e étage - bisAu rez-de-chaussée, les vieilles cloisons de l’oratoire et de l’office sont remplacées. Les entreprises Électricité, Plomberie et Plaquiste avancent en tentant de ne pas se bousculer, y compris dans la cuisine et la buanderie.
    Batiment d'entrée Si vous passez rue du Chanoine Meinser, vous verrez que l’ancienne entrée des salles paroissiales est murée en façade de pleines pierres. Derrière cette façade, l’ancienne entrée est remblayée et une dalle de béton l’établit de niveau avec les salles. Les attentes pour les toilettes et le local technique sont noyées dans cette dalle. Les nouvelles baies vitrées sont posées côté rue. Intérieur Accueil La décision est prise de purger la charpente des salles par dégarnissage complet des plafonds et des anciennes isolations. Le volume libéré est impressionnant, mais difficilement chauffable. Aussi après le traitement de la charpente, un entremisage sera posé par le menuisier pour pouvoir y suspendre le plafond et sa nouvelle isolation double couche.


  • fin janvier Le chemin fût long, plein de surprises rarement bonnes et son itinéraire inconnu. Mais enfin, il semblerait que les difficultés de ce chemin soient franchies. Les travaux de seconds œuvres ont pu enfin commencer. Le plaquiste et son équipe ont pris possession des lieux, et partagent l’espace avec l’électricien et le plombier. Toutes les fenêtres sont remontées.
    Travaux 12
    Les cloisons des combles sont presque finies. Le montage des cloisons du deuxième et du premier est bien commencé. L’électricien déroule les gaines et les câbles, et la vision de ces spaghettis multicolores déroute, voire inquiète, si on n’a pas confiance dans l’homme de l’art. Les gaines de ventilation VMC sont en cours de montage. Le plombier pose les canalisations de chauffage, d’eau chaude et d’eau froide, et les descentes d’eaux usées. Au vu de l’importance en volume de la maison presbytérale, une boucle de circulation d’eau chaude sanitaire est montée depuis la chaudière en sous-sol. Ainsi les différents occupants et utilisateurs n’auront pas à gâcher des litres d’eau avant que l’eau chaude n’arrive aux points de puisage. Tous ces travaux de seconds œuvres ont commencé depuis les combles, et se font en descendant étage par étage. Travaux 14 L’empierrage de la terrasse côté jardin est en cours. Travaux 13 L’entrée des salles paroissiales est en cours de montage et les travaux dans cet ensemble vont pouvoir commencer.
    Hervé HACARD

Évolutions d’automne :

C’est l’automne : après les champignons, c’est le temps des insectes. Nous avons connu les champignons, c’est-à-dire la mérule. Et maintenant ce sont les insectes, c’est-à-dire les vrillettes. Automne 1 Automne 2 Pour protéger les fenêtres qui avaient été changées il y a environ 6 ou 7 ans, elles sont démontées étage par étage en fonction de l’avancée des travaux, en commençant par le dernier étage, 3e, puis le second. Dans ces deux étages les linteaux de fenêtres de la façade avaient été refaits car attaqués par la mérule. En démontant les fenêtres du 1er et du rez-de-chaussée, les linteaux des fenêtres étaient eux attaqués par… des vrillettes.

Ces insectes, plus connus sous le nom de vers du bois, sont xylophages et se nourrissent principalement de la cellulose de l’aubier, c’est-à-dire l’entourage tendre du cœur des poutres. Dans le cas du presbytère, les vrillettes ont attaqué à cœur les linteaux en bois des fenêtres. En conséquence ces linteaux infestés ont été remplacés par des linteaux en béton renforcé. Automne 3 Bonne nouvelle : au dernier étage, les travaux de gros œuvre étant achevés, le plaquiste a investi les lieux. Les panneaux de doublage et d’isolant sont livrés. La pose des armatures galvanisées de montage des cloisons a commencé.


Évolutions d’été :

C’est l’été, et pendant cette période les congés du bâtiment commencent début Août. Les entreprises ont stabilisé leurs travaux avant le départ vers des repos largement mérités.

La couverture des salles paroissiales est terminée sur les deux faces, à l’exception de deux lucarnes où les chiens assis seront à finir à la reprise du travail. Les ardoises neuves sont posées avec des crochets en inox noircis, en conformité avec les exigences architecturales de l’urbanisme en zone historique protégée. Travaux d'été Travaux d'été - 2

À l’intérieur du presbytère : l’entreprise de maçonnerie a posé des étais depuis le dernier étage jusqu’au premier, pour supporter les planchers après la découpe des poutres attaquées par la mérule. Toutes les extrémités de ces poutres ont été découpées à environ 1,50 mètres des murs, et en conséquence les planchers ne sont plus supportés au droit des murs, d’où la nécessité de poser des étais pour reprendre la charge sur au moins deux étages. La photo montre les étais et la découpe des poutres et planchers. À la rentrée, le charpentier préparera la reprise des poutres. Travaux d'été - 3

La paroisse de Dinan a aussi en charge l’entretien de l’Eglise Saint-Joseph à Quévert, en face du supermarché Leclerc. La dernière visite de sécurité a mis en évidence des non-conformités, en particulier sur l’installation électrique. Plusieurs de ces non-conformités ont été résolues, ou sont en passe de l’être. Mais il faut prévoir l’intervention d’une entreprise agréée pour d’une part reconfirmer l’installation de détection incendie, et d’autre part surtout pour changer et moderniser tous les spots d’éclairage de la nef qui sont défectueux. Les ampoules d’éclairage n’existent presque plus en rechange et leurs connexions sont dégradées par l’humidité et les infiltrations. Nous profiterons de ces travaux en hauteur pour changer les raccordements, douilles et vasques d’éclairage et mettre des spots modernes à leds plus économiques. Nous en profiterons pour remplacer des blocs lumineux de sécurité et poser des panneaux d’évacuation conformes. Nous pourrons à ce moment convoquer la commission de sécurité pour lever toutes les non-conformités. En bordure de la rue du Guinefort, un panneau indique la présence de cette église St-Joseph et des horaires de messe. La végétation rend ce panneau invisible. Le projet est de le déplacer vers l’entrée du parking, refaire les plots de fixation et de moderniser sa présentation. Une entreprise nous a transmis son devis.

Avis Fin juin :

Presbytère toiture
Presbytère toiture

La toiture du presbytère est finie. Venez admirer cette belle couverture d’ardoise toute neuve, les beaux chéneaux en zinc ainsi que les descentes de gouttières. L’échafaudage impressionnant est démonté, après que le chauffagiste soit intervenu pour le tubage du couronnement de cheminée. Il ne reste plus qu’à raccorder les descentes de gouttières aux dauphins.
Poutres presbytère Maintenant l’extérieur du presbytère a fière allure. Il n’en est pas de même pour l’intérieur. L’expert a rendu son diagnostic et les pièces de bois attaquées par la mérule ont été identifiées. Les encastrements des poutres entre le deuxième et le troisième étage côté jardin sont à changer. Le chiffrage du remplacement complet des poutres, soit à l’identique soit en béton, a été chiffré. La solution retenue consiste dans la pose d’un lindier (poutre horizontale de soutien) scellé au mur avec un écartement de ventilation. Sur ce lindier, les nouvelles extrémités greffées sur les poutres sont encastrées dans des goussets. Les linteaux des fenêtres sont changés par des profilés IPN, ainsi que le linteau du mur porteur médian. Le phasage des travaux va être réédité en conséquence. Les travaux sur la toiture des salles paroissiales commencent début juillet côté jardin.

Avis début juin :

À la suite des mois d’avril et mai : Avancement des travaux,

Depuis la malheureuse découverte de la mérule dont vous avez eu les détails le mois dernier, les travaux ont été adaptés. Charpente Le charpentier a changé tous les chevrons de charpente. Il a aussi refait les solives et chevêtres qui confortent les deux belles lucarnes d’origine à fronton en granit. Une greffe a été réalisée sur un des arêtiers de charpente qui était mangé par le mérule.

Le couvreur a mis hors d’eau par le clouage d’une membrane pare-pluie. Par-dessus, tout le linteau est actuellement posé et le toit est prêt à recevoir ses ardoises neuves.

Au rez-de-chaussée, la trémie de l’ascenseur est découpée dans la dalle en béton. Salle de réunion Ceux qui avaient l’habitude de fréquenter cette belle maison, se rappellent la pièce de réunion face à la salle à manger. Dans cette pièce il existe une cheminée, qui est conservée, et un placard que très peu ont vu ouvert. Dans ce placard était fixé un coffre-fort ! Ce placard a maintenant disparu pour laisser place à une porte qui permet d’être en communication avec le futur secrétariat, les bureaux et les salles paroissiales. Le coffre-fort a été démonté et sera re scellé ultérieurement.

Dans le jardin, le désamiantage de l’appentis est terminé par la dépose et le conditionnement des plaques du toit en fibrociment avec l’intervention d’une entreprise agréée.

Complément d’Informations paroissiales : Courant mai l’entreprise spécialisée dans le traitement de la mérule et des champignons va poursuivre son diagnostic par sondage en profondeur des murs, des poutres, des linteaux et des planchers, en commençant par le dernier étage et en descendant jusqu’au rez-de-chaussée. Les premières observations indiquent des dommages limités à une des façades, au dernier étage et à la partie supérieure du deuxième étage en-dessous. Les sondages en profondeur devront confirmer ces observations.

En Mai :

Si vous suivez ces travaux, vous devez vous souvenir que nous étions très confiants sur le bon état de cette grande maison. Nous étions visiblement trop confiants, car les mauvaises surprises nous attendaient. Le couvreur a commencé à dégarnir la toiture et ce qui était bien caché est apparu au grand jour : tous les chéneaux sont attaqués ainsi que les sablières, et malheureusement attaqués par la mérule. Mérule sur les chéneaux Les chéneaux sont les éléments qui recueillent les eaux de pluie et les dirigent vers les descentes de gouttières. Ces chéneaux sont en bois recouvert de zinc, et sont posés sur la corniche en granit. Pour être solidaires de la maçonnerie, les chéneaux sont prolongés par des inserts en bois dans la maçonnerie appelés sablières.

La décision est prise de démonter les chéneaux, les sablières et donc de démaçonner sur 30 centimètres en façade, et sur 80 cm sur les pignons. La présence de mérule est confirmée, et les souches de charpente sont attaquées. Une entreprise spécialisée dans le traitement de la mérule est intervenue en urgence pour traiter la maçonnerie des corniches en profondeur. L’ensemble des corniches en façades et pignons est conforté par une ceinture en béton ferraillé.

En avril :

Après les étapes très impressionnantes dites de démolition de l’intérieur du presbytère et de l’intérieur des salles paroissiales, le diagnostic se confirme : pas de mauvaises surprises.

Toutefois une découverte imprévue : dans la grande salle paroissiale, le mur du fond était habillé par une cloison arrondie et prolongée par un placard où, entre autres choses, était rangée la sonorisation. Presbytère St Malo travaux 1 Dans les opérations de démolition, il était prévu de conserver cette cloison ainsi que le placard. La mise à nue des parois par enlèvement des revêtements et papiers peints a fait apparaitre des zones fortement attaquées par l’humidité, tellement que la cloison n’a pas résisté aux simples appuis de la main et ses armatures étaient très corrodées. Décision a été prise avec l’architecte de tout démonter, pour aller jusqu’à la maçonnerie d’origine et la purger des différents enduits qui la recouvrent pour assainir en profondeur. Ce mur sera à nouveau habillé avec une cloison plane, qui servira pour y dérouler un grand écran, et prolongé par un nouveau placard.

Presbytère St Malo travaux
Presbytère St Malo travaux

Actuellement, le presbytère est entouré par les échafaudages jusqu’aux chéneaux de toiture. Le couvreur procède aux travaux de déshabillage des ardoises, puis de réfection des liteaux avant la pose de la nouvelle toiture. Le maçon en profitera pour visiter et jointoyer les souches de cheminée.


A l’intérieur du presbytère, le charpentier a découpé les trémies du futur ascenseur.
Presbytère St Malo travaux 2

Le jardin a été nivelé, les arbres fruitiers sont conservés ainsi que ceux qui longent les murs de clôture. Les décaissements pour une terrasse ainsi qu’un chemin de circulation sont réalisés. Presbytère St Malo travaux 3

H. Hacard

L’entrait, terme de charpente, est un élément de la ferme. C’est une pièce de bois horizontale qui sert à réunir les arbalétriers et qui est posée à ses extrémités sur les murs gouttereaux, éventuellement dans un empochement. L’entrait sert à empêcher l’écartement des arbalétriers, il travaille à la traction. L’entrait peut être moisé. Il est alors composé de deux poutres qui prennent en « sandwich » les arbalétriers et le poinçon d’une ferme. Les assemblages sont souvent boulonnés et donnent également lieu à des moisements simples ou doubles.